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Déroulement du traitement
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Déroulement du traitement
Quatre à six sangsues sont placées sur le point à traiter. Dans un premier temps, la sangsue injecte abondamment sa salive, puis suce le sang du patient pendant 45 à 90 min. Elle peut augmenter son poids corporel jusqu’à dix fois, mais en moyenne cinq à six fois (une sangsue de 2 g pèse de 12 à 20 g après son repas). La sangsue tombe d’elle-même à la fin de son festin. Le saignement est parfois abondant pendant deux à douze heures voire vingt-quatre heures. Je fais un pansement très volumineux, non compressif. Pour cela, j’utilise des couches d’incontinence très absorbantes que nous enveloppons d’une alèse entourée d’une bande de type «Mefix®». Ce pansement est laissé jusqu’au lendemain. Ensuite, vous posez une gaze recouverte d’un «DermaPlast®» sur chaque morsure et après trois à quatre jours laissez à l’air les plaies, elles guériront normalement. Ces points peuvent présenter une démangeaison, surtout ne grattez jamais, évitez aussi le frottement d’un habit, d'un sac à dos ou autre.. Pour avoir le meilleur effet, je refais un deuxième traitement entre une et quatre semaines après la première séance. Les douleurs diminuent très lentement entre huit à quinze jours. Il ne faut pas évaluer les résultats avant deux semaines.
Les sangsues ne sont utilisées qu’une seule fois, elles ne peuvent en aucun cas être relâchées dans la nature, car elles sont génétiquement différentes de la sangsue suisse et sont contaminées par du sang humain. Il faut les euthanasier, j’utilise la congélation pour ce faire.
N'oubliez pas de rasez la pilosité à l'endroit du traitement, sur une surface assez grande, les sangsues auront de la difficulté à s'accrocher, de plus cela évitera la douleur lors de l'enlèvement du pansement. Ne mettez aucun parfum ou produit de douche trop parfumé, les sangsues ont beaucoup plus de difficultés pour s'accrocher.
Lien vers le site principal

Site officiel de la formatrice suisse en hirudothérapie, Dr. Dominique Kähler Schweizer

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Bibliographie
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Un livre qui vous cause de sangsues, par le Maître des sangsues en Suisse, Madame Dominique Kähler Schweizer.

Une sangsue
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Auparavent, les sangsues utilisées étaient sauvages. De nos jours celles utilisées en clinique sont élevées exclusivement en laboratoire.
Exemple d'application
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Traitement de douleurs à l'épaule. Une fois les sangsues posées à l'endroit choisi par le thérapeute, elles restent "accrochées" jusqu'à ce qu'elles soient repues.
Leur habitat naturel
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On trouve les sangsues à l'état sauvage dans les marais. Les voyageurs qui vont dans les pays tropicaux peuvent parfois profiter d'un traitement de sangsues tout en se promenant dans la nature...super, non?

A quoi elle ressemble
La sangsue est hermaphrodite.
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Différentes variétés de sangsues
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Les variétés de sangsues utilisées en cabinet sont choisies en fonction de la saison. La sangsue est fragile, particulièrement lors de son transport entre l'éleveur et mon cabinet. Pour cela, je choisis une race de sangsue qui convient mieux pour les grandes chaleurs d'été et une race qui résiste mieux au froid de l'hiver.
Hirudothérapie

Sangsues ou hirudothérapie


C’est un traitement de saignée locale par les sangsues (comme un petit
limaçon). La sangsue sécrète des protéines, l’hirudine et l'héparine qui ont
des effets thérapeutiques variés : stimulation du sang, antibiotique naturel,
vasodilatation, antidouleur, l'héparine est un anticoagulant puissant. Les
bénéfices retirés des sangsues sont essentiellement dus aux sécrétions des
sangsues.


Ses indications thérapeutiques peuvent vous soulager dans les indications suivantes.


- douleurs : articulaires (arthrose, rhumatismes, douleurs dorsales, discopathies,
hernies discales),  tendinites, maladie du Suddeck


- douleurs musculaires : crampes, contractures, déchirures musculaires


- maladies infectieuses : abcès, gastrites, laryngites (effet antibiotique)


- troubles circulatoires : varices (elles ne font pas disparaître
les varices

existantes mais peuvent éviter la venue de nouvelles), phlébites, maladie de Raynaud, hypertension, apoplexie


- situations postopératoires : cicatrices douloureuses, lors de greffes
de tissu, opération


- douleurs prémenstruelles : aménorrhée, dysménorrhée


- stimulation de l’immunité, détoxication


- divers : maux de tête, diabète de type II, goutte, hémochromatose
(excès de fer)


cf. lien pour plus d'informations sur la thérapie:
www.hirumed.ch

Contre-indications
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Les contre-indications impératives des sangsues sont les suivantes:

- Les femmes enceintes.

- Les transplantés.

- Si vous êtes sous anticoagulants, ex, Sintrom®

Les contre-indications relatives sont:

- Si vous êtes allergique aux piqures d'abeilles ou de guêpes, en principe une seule séance de sangsues est autorisée.

- Si vous êtes sous certains médicaments (ex. aspirine cardio), il faut arrêter la veille du traitement pour reprendre dès le lendemain du traitement.

Lors de la première consultation, je vous demanderai de remplir un questionnaire sur votre état de santé général (médicaments, allergies, maladies). Je vous donnerai également toutes les explications pour mieux vous guider lors de la gestion du lendemain du traitement (pansements, morsures fraiches des sangsues, etc.)

Diplôme d'hirudothérapie
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Sangsues
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Hirudinea / Sangsue

Classification
Règne : Animalia
Embranchement : Annelida
Classe : Clitellata
Sous-classe: Hirudinea
Lamarck,1818  

Étymologie 
Le mot « sangsue » est d’origine latine. Pline, Cicéron et Horace la désignent sous le nom de Hirudo ou sanguisuga. Hirudo proviendrait de hoero qui signifie j’adhère, et sanguisuga, de sanguis le sang et de suga je suce. Les grecs l’appellent eux bdella.
On la trouve également désignée dans la Bible sous le nom d’aluka. et
Le sens primitif du mot anglais leech est aussi « médecin ». The Oxford English Dictionnary (on Historical Principles) en donne l’évolution. En l’an 900, laece signifiait « médecin » ou « sangsue ».
Le mot a changé de graphie, mais jusqu’à nos jours, il a gardé le sens de « médecin ». Ce doit bien être la preuve de l’utilisation de la sangsue en médecine.
 

Description
La sous-classe Hirudinea est celle des sangsues. Elle regroupe environ 650 espèces de 1 à 20 cm de longueur. Environ 300 espèces sont des parasites temporaires d'animaux marins, terrestres ou d'eau douce.
Elles étaient collectées ou/et élevées autrefois pour effectuer des saignées, elles sont également utilisées aujourd'hui pour drainer le sang de régions du corps où le retour sanguin s'effectue mal et pour d'autres applications aussi. 

Le corps des sangsues est aplati dorso-ventralement, de forme ovale ou allongée selon son niveau de contraction.
Les seuls organes visibles de l'extérieur sont la ventouse antérieure, contenant l'ouverture de la bouche, et la ventouse postérieure, servant la fixation. La sangsue respire par la peau et possède deux cœurs, mais elle n'a pas de cerveau centralisé. Certaines peuvent mesurer jusqu'à 20 cm et peser jusqu'à 30 g. Sa très grande élasticité et sa flexibilité sont étonnantes. Le corps de la sangsue est segmenté en environ 34 anneaux.
 

Population
Les sangsues sont protégées dans de nombreux pays à cause de leur diminution, liée à la destruction de leur habitat et à la pollution. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, plus de cinquante millions de sangsues médicinales peuplaient les mares et les étangs français. Aujourd'hui, il en existe très peu en France à l'état sauvage (notamment dans le massif central, en Lozère). L'assèchement des marais a fait énormément de tort à l'espèce. La pollution — engrais, pesticides et herbicides — a fini de l'achever.
Quatre entreprises dans le monde (Russie, France, Allemagne et Pays de Galles) font l'élevage de quelques espèces à des fins médicinales ; c'est l'hirudiniculture.
Elles sont élevées et reproduites uniquement à des fins médicaux.
Parmi les 650 espèces de sangsues existantes, la sangsue médicinale (Hirudo medicinalis) est une véritable alliée pour la santé humaine. Les propriétés anticoagulantes, anti-inflammatoires, vasodilatatrices et anesthésiques de sa salive sont utilisées dans différents domaines de la médecine.
 

Histoire
Leur utilisation remonte à l'Antiquité grecque pour soigner laryngites aigües, néphrites, névralgies, épistaxis, ophtalmies, gastrites aigües, scarlatine, appendicite, AVC (congestions cérébrales), ...
Dans son 'canon de la médecine' (années 1020), Avicenne considérait que l'application de sangsues était plus utile que l'utilisation de ventouses pour "retirer le sang des parties du corps les plus profondes". Il a également proposé l'utilisation de sangsues pour le traitement de maladies de peau. L'utilisation de sangsues est devenue une méthode thérapeutique populaire au Moyen Âge en raison de l'influence du Canon.
Une utilisation plus moderne en médecine a été proposée au XIIe siècle par Abd-el-Latif qui a écrit que les sangsues pouvaient être utilisées pour le nettoyage des tissus après une intervention chirurgicale. Il recommandait toutefois de bien nettoyer les sangsues avant et après les avoir utilisées.
Au XIXe siècle, François Broussais (1772-1838) affirme également qu'elles sont plus efficaces que les saignées.
Elles ont été remises à l'honneur en France, en chirurgie plastique et réparatrice par le Pr Jacques Baudet (né le 11 janvier 1938). C'est le seul moyen de sauver un greffon cutané en train de mourir à cause d'une stase veineuse.
On peut les utiliser pour drainer des zones où le retour veineux s'effectue mal, du fait de leur "appétit" pour le sang désaturé en oxygène. Une sangsue qui a jeûné au moins 4 mois (elles peuvent survivre plus de 2 ans après un seul repas) mord très bien. En 20 à 60 minutes, elles se détachent d'elles-mêmes après avoir absorbé 10 à 15 ml de sang. Il s'ensuit un saignement de 4 à 12 heures après le traitement. Cet effet de saignée est recherché pour diminuer la stase.
Mais ce sont surtout les différentes substances contenues dans la salive de la sangsue qui sont efficaces. Les plus importantes sont :
• l'hirudine et la caline (responsables de la fluidification du sang),
• la destabilase (dissolution des caillots sanguins),
• l'égline qui est un anti-inflammatoire puissant.
Les sangsues doivent impérativement être euthanasiées après le traitement pour éviter la transmission de maladies infectieuses  ou contagieuses.

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